Equipement de "survie" (de la palm) en montagne!

Jaime bien les randonnées en montagne, enfin, en...petite montagne que d'aucuns appellent "montagnes à vaches".....car je suis fainéant, très...., et encore faut-il qu'au bout du chemin je trouve un lac pour y poser ma mouche... lac qui est ma "mouche du coche

                                                                                         

                              qui m'aiguillone tout au long de la montée et sans laquelle je m'assiérais bien vite au bord du sentier si pentu !

                                                                                         

                Si de plus ce sentier longe un tributaire
                              issu du lac convoité,
                et peuplé de truites, petites, mais vigoureuses                                  autant qu'affamées,
 

l' aiguillon n'en est que plus pointu...!C'est dire que je suis un adeptedes lacs des Pyrénées(ceux des Alpes sont bien trop hauts) que l'on peut atteindre en famille après une ou deux heures de marche "raisonnable" , et pêcher à l'arrivée pour peu que l'on ait pris soin d'emporter le matériel nécessaire, mais quel matériel???

Je suis fainéant, vous ai-je dit, mais pas con !!
D'ailleurs , j'ai le souvenir d'un de mes collaborateurs qui, alors que je lui suggérais affectueusement qu'il était peut être un peu"cossard" sur les bords, me répondit avec un clin d'oeil entendu...."cossard, sans doute, mais pas con....faut être intelligent pour arriver, mine de rien, à s'économiser en faisant faire le boulot par d'autres....!!

"A méditer!!
Mais revenons à nos moutons: le problème était de porter tout là haut de quoi pouvoir pêcher à l'arrivée, voire en chemin.....et il y avait donc une alternative (oui, UNE alternative qui, je vous le rappelle, représente un choix entre deux possibilités, deux "branches" comme on dit habituellement..je dis bien DEUX...donc on dit UNE alternative avant d'évoquer les DEUX choix possibles....et non deux alternatives", erreur couramment commise par les béotiens, majoritaires parmi vous...et lourde de conséquences car elle impose alors l'énoncé de....4 propositions différentes..!!Compris?? ) C'était la minute culturelle de votre serviteur...fermez le ban (oui, "Ban", pas "Banc"..je vous expliquerai ça une autre fois!!) J'en étais où, moi??Ah oui, l'alternative pour porter le matériel de pêche! Valavalavala! Donc les deux branches de l'alternative étaient les suivantes

1/ faire porter le matériel : Waders, chaussures de Wading, 2 ou 3 cannes, ...autant de moulinets + mon gilet de pêche bourré à craquer d'autant de trucs inutiles, (et même épuisette, on a le droit de rêver, non??) par mon épouse ou mes gamins..oui...mais...mon épouse n'est pas fainéante, ça non...... mais pas con non plus..alors.... .....les gamins?? Je ne sais pas comment sont les vôtres mais les miens...j'entends d'ici la réponse horrifiée: "çavapalatêt??déjà qu'on a la Gamboy et le MP 3 à porter et qu'on manque d'énergie parce qu'on mange des trucs qui ne viennent même pas de Mac Do!!!......" ....OKOK..!

.2/Limiter de façon drastique le matériel afin de le porter moi même sans fatigue excessive, ...en faisant appel à cette intelligence des fainéants pour pallier la défection familiale (oui, pallier "la" et non pallier "à la" car le verbe pallier est transitif....pas compris?? allez voir dans le dictionnaire le verbe pallier ...vous ne savez pas ce que c'est un dictionnaire?? M'étonne pas......!.... On laisse pisser.!!.)

et c'est à cela que j'ai du me résoudre...

afin de n'emporter que le strict nécessaire pour un poids minimum..: c'est de ces conclusions pratiques, oh combien satisfaisantes, dont je vais vous entretenir maintenant.....d'autant que le problème semble se poser à certains comme je l'ai constaté à la lecture de ces propos sur le remarquable forum des chevaliers de l'archisèche ce 22/07/2010 :



 

et il est vrai que j'ai croisé avec grand étonnement plusieurs fois des randonneurs équipés de pied en cap et canne montée à la main..ce
qui m'a toujours paru très déraisonnable...!!

Plutôt que d'énumérer la liste interminable de trucs inutiles à supprimer que beaucoup trimbalent dans un gilet bourré à craquer ,
( et je ne vous parle pas de ce collègue très proche qui m'a avoué lors de notre dernière sortie..... qu'il emportait toujours tout "en double"...
inutilités comprises..!) réfléchissons à ce qui est vraiment indispensable pour "palmer"..., comme je l'ai fait il ya bien longtemps au
grand soulagement de mes frèles épaules!

1/Une canne....incontournable évidemment ..quoique....il existe des phénomènes champions de Casting qui "fouettent" et atteignent des
distances de lancer plus que respectables...sans canne....uniquement avec le bras....sisi, authentique.....mais je n'en suis pas, vous
non plus?? Alors va pour la canne...mais quelle canne??
C'est ici, bien évidemment, que s'impose une canne en 4 brins d'autant que les problèmes liés autrefois aux emmanchements ont été règlés,
et une 10 pieds ne fait ainsi que 75 cm...

2/Un moulinet garni de sa soie et du bas de ligne....un seul, vérifié avant le départ........pas de commentaire??

3/Un boite de mouches...j'en ai d'habitude 5 dans 5 poches de mon gilet......mais une seule permet de ranger une bonne centaine de
mouches (sèches) alors, hein....?!!

4/Quelques bobines de fil: perso j'ai des boites "gerbables" de 4 bobines qui n'en font donc qu'une, et qui contiennent facilement
50m chacune de 12,14, 18, et 22% par exemple, c'est plus qu'il n'en faut.............

C'est tout.............encore que je n'hésite pas à m'encombrer d'un "coupe fil"(5) bien pratique et d'un petit flacon de vaseline diluée dans
de l'essence à briquet pour graisser mes mouches(6).......séchées avec un Kleenex(7)...point barre!!

Puisque l'on est en montagne, il est bien évident que l'on a prévu les lunettes de soleil qui peuvent être polarisantes sans surpoids, et
parmi l'équipement dans le sac à dos :la "petite laine" ( en "polaire") pour les brusques chutes de température et le K-Way coupe vent
imperméable capable d'affronter les intempéries....pour protéger des caprices de la météo le randonneur ...même s'il est de plus pêcheur...
..pas besoin de "doubler la mise"

On récapitule.....photo:.

                                             

 

Pas bien lourd ni encombrant tout ça, nécessaire et suffisant, et pas bien difficile à ranger dans une poche du sac à dos ou du
blouson....à part quand même la canne....qui avec ses quelques 100 grammes hors tube mesure quand même 75cm...!!Comment la trimbaler
en sécurité sans son tube, protecteur, certes, mais bien lourd et encombrant??

J'ai trouvé un jour l'astuce , eureka se serait exclamé Archimède, alors que j'enfilais une grosse et épaisse chaussette de montagne en laine.....extensible à souhait....et qui, je l'ai vérifié immédiatement, constitue un fourreau idéal pour envelopper et protéger les 4 brins dont le premier équipé sur sa poignée du moulinet parfaitement "avalé" par la chaussette!

                                          

Une fois fermée par un élastique, il ne reste plus qu'à coincer l'ensemble sous les pattes latérales règlant l'ouverture du soufflet du sac
à dos, en ne laissant vers le haut qu'une longueur qui ne dépasse pas la hauteur de l'épaule (car dans les sous bois il faut éviter'accrocher
les branches basses, ce qu'on fait en baissant la tête alors que la canne ne "plie pas le cou"..) elle déscendra donc assez bas,
jusqu'à la racine
des cuisses pour affleurer le sol en position assise alors qu'à la marche son extrémité est à bonne hauteur pour tomber
dans la paume de la
main qui la cherche....!

Le volume du moulinet empêchera l'ensemble de glisser vers le bas pour échapper aux sangles ...aucun risque de perdre le matériel en route!!

  

 

                                                                  

Elle est ainsi parfaitement protégée par le sac et le corps du "porteur" alors qu'installée dans le sac laissé ouvert pour son passage, elle
dépasse beaucoup trop et s'accroche partout !!

 

  




Il ne restera plus, après être monté laborieusement jusqu'au bord du lac tant espéré, qu'à monter victorieusement la canne ainsi menée à bon port... et à pêcher avec, n'en doutons pas, le franc succès mérité par la rudesse de l'ascension vite oubliée dès les premières prises.